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Le premier amour
Moussaillon d'eau douce
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28/12/2014 15:44
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Tant de lustres se sont enfuis, depuis cette belle histoire ! son phare brille encore au crépuscule, bien que j’en fusse le naufragé aux jours sombres.
Et puis … Combien de nuits m’aura-t-elle dont volée sans dérober mes songes ? Pourtant, je n’ignore pas que rien ne pourra effacer de mon cœur l’emprunte de cette aventure, d’ailleurs ce que j’ai de meilleur, je le dois à la pureté et à la grandeur des sentiments qu’ils m’aient fait éprouver, elle est la source secrète où j’ai souvent puisé de l’énergie et des rêves, sans que nulle amertume, ne consente à troubler cette passion éthérée, et bien qu’elle m’ait abimé par sa violence et même égaré quelques candeurs, elle n’en demeure pas moins douce et noble à ma raison.
Certes ! La noblesse d’un fantôme du passé aux mains vides, mais un charmant compagnon de voyage qui hante encore mon âme au jardin de mes secrets. Ainsi, autant bercé par son existence que pour ne pas oublier naguère, sans mystifier ce rêve d’adolescent, j’emprunte souvent au temps un visage de jeune fille souriante ou prête parfois ces traits à une inconnue qui passe au hasard d’un chemin. J’évoque encore avec délice les moments que nous avons partagés, comme ses lectures préférées’ Sartre, Bazin, Des cars, Verlaine ou même ce film ‘’mourir d’aimer qui en ce temps l’avait émue, je me rappelle aussi ces succès scolaires que je lui enviais discrètement ou ces âpres douleurs d’une enfance affectée que maladroitement j’essayais d’apaiser, quelque peu démuni d’expérience pour mesurer sa détresse. Quatre photos jaunies au recueil d’une époque rieuse et quelques lettres empreintes de fraicheur et de certitude, témoignent encore d’un passé, mais trahissent à jamais des promesses d’avenir.

« Jeune fille aux charmes singuliers, animée que tu étais de projets et de volonté, comment oublier, la beauté de tes yeux, ta tendresse bienveillante, ta douceur maternelle, l’éclat de ton sourire, le goût de tes baisers, la délicatesse de ta main à la mienne confondue ? Ou l’écho de ta voix déjà lointain qui tambourine parfois encore à la porte de nuit de mon désarroi.
Quelques bribes de mots tendres et de dates insignes s’égrènent ainsi en chapelet comme autant de souvenirs et reviennent parfois en résonance exalter mon passé. Combien d’instants précieux, aux tiroirs dérobés de l’oubli, demeurent passionnément enchâssés au fond de mon cœur et sertis d’infini ? »

C’est quelquefois aussi, ces errances secrètes dans les sentiers du « Fort de la M » en quête
d’une silhouette fugitive, d'un message ou d’une empreinte qui l’habiterait encore, d’un instant oublié qui se serait perdu et qu’au souffle du vent il me soit murmuré ou, seulement entrevoir au miroir illusoire d’une flaque, les reflets de nos balades, à converser des événements de nos vies et se confier nos espérances. C’était chaque fois des complicités tendres et fragiles dont seuls quelques baisers et beaucoup d’illusions, allégeaient l’ennui des jours qui nous séparaient. Une idylle presque clandestine nourrie de pudeur et de quelques « je t’aime » que nous n’avons pas crié par-dessus les toits, à peine confié à l’issue d’une lettre ; mais alors que l'insensible évidence, m’accuse de puéril de t’avoir aimé plus que de raison, de troublants sentiments m’inspirent encore de leurs lueurs lointaines.

C’est « Place Anne Frank » contempler cette statue étique, aux chaînes rompues qui nous faisait vibrer et me prête encore à rêver ! Seul témoin vraiment digne, affichant au passant solitaire que je suis « souviens-toi ! » Et m’invite à notre banc ou nos rires et nos joies s’entremêlaient sûrement. Si un jour, tes pas te guident jusqu'à celle-ci, écoute avec humilité le chuchotement de nos rêves d’enfant ou bien ce cri d’espoir quand geignent encore ses fers aux vents maussades.
C’est une gare, une avenue, un lycée de jeunes filles, un café du coin de rue, qui me hèlent d’une époque lointaine d’où tu surgis furtivement. Dès lors, submergé de souvenirs, envahi d’émotion, mon cœur déborde d’une joie ineffable et comme au temps de nos rendez-vous, exhale un parfum de bohème. Je t’aimais tant ! Et tremble encore de cette force sereine que tu m’avais inspirée. Mais alors que je te livre ces mots, si éloigné de toi, et séparé par des sentiments, je me retrouve pourtant au sein d’une quiétude, dans le bruissement de ce passé et encore très proche de ta délicatesse, cette douceur emplit tout mon être, de ces instants précieux, rien ne peut exister en moi d’aussi profond.
C’est autrefois, m’envelopper dans le crépuscule de ton village, dont on découvre le nom juste après la forêt, blotti au creux d’un vallon de terre d’ocre. J’imaginais alors je ne sais quelle aventure dont tu étais princesse, courtisane ou même jeune fille d’une autre destinée et j’étais vertueux ou gueux qu’importe ! Pourvu que je fusse celui que tu aurais aimé emmener par le ‘’chemin des Etangs ‘’ ou d'infinis miroirs irisés et rutilants d’été, promettaient une belle histoire , d’ailleurs lointains, apprêtés pour toi. Longtemps de ces chimères, j’écrivis les pages d’un grimoire ’’pathétique’’, asservissant mes cafards aux écorchures de mes propos. Et puis… ! Un soir, tu m’as vu passer et je t’exaspérais ! Alors, j’ai renoncé pour revenir bien plus tard quand tu n’y serais plus, je ne voulais ni te nuire ni même t’importuner ; pour moi, c’était peut-être une quête désespérée ? Ou une source bienfaisante ? Je ne sais plus…J’avais alors tant de peine…
Aujourd’hui parfois au détour, je m’arrête encore, c’est comme un rite ni sacré ni vénérable, mais suffisant à satisfaire ma quiétude, même si de ta maison, un soir de novembre, les volets jaune et rouge se sont fermés pour toujours, dans un soupir d’éternité une âme surement y demeure.
C’est aussi parfois dans le désarroi bruyant de la vie, pouvoir un instant faire une halte et m’abandonner à ce flot de mémoire : « D’un jeudi, il y a longtemps, par un dernier après-midi de mai près du pont Clemenceau, tu m’attends dans un joli pull clair sur une jupe plissée, un sourire, une fossette et un regard d’émeraude ! Si pur, sous une pluie de cheveux châtains … Heureux et fier t’ai-je discrètement pris la main ? Sûrement. !
Ainsi lentement coule la ’’ Savoureuse’’ comme l’insouciance de ce bonheur ’’d’un bref amour éternel’’ »
Doucement, ces errements délicieux, s’embrasent au feu de mes pensées et m’enivrent peu à peu de leurs souffles narcotiques. Merci ! Merci encore de m’avoir appris à aimer, j’espérais pour toujours sans jamais nous démettre, mais les sentiments se partagent, pour êtres éternels « Pour toujours » :Dérisoire serment d’une banalité inepte imaginée par les naïfs et auxquels les sots attachent de la certitude, pourtant l'ingénuité de ma jeunesse refusa longtemps à le croire.
C’est une douce chaleur, m’envahir brusquement en chuchotant ton prénom, oh ! combien j’aimerai encore, au milieu du fracas qu’une voix du passé le murmure, en des lieux où il n’y avait rien, seul écrin pour le garder précieux, j’ai inscrit ton petit nom, ainsi que sur ma peau, dissimulée, une majuscule y fut gravée
Et puis il y a tant de 23 mars où j’ai confié des bouquets de pensées affectueuses, au mémorial de ton souvenir.
C’est un petit caillou gris, tout au fond de mes poches, qui traverse les décennies sans jamais me quitter, il est comme la clef d’une existence perdue où tu as dit « je t’aime » au détour de son chemin. Pourtant, ce modeste fétiche effleuré parfois dans ma vie quand il faisait froid, ne m’a ni porté chance ni même tourmenté, il est là ! Simplement, alors, peut être qu’un jour, plus tard ! À la limite d’une mémoire déclinante, devrais-je le rendre aux autres cailloux gris qui nous ont vus passer ? Comme une offrande symbolique, une ultime révérence.
C’est partagé une amie, dernier lien ténu, mais précieux qui t’évoque souvent avec bienveillance, ainsi, je recueille les récits de ta vie, aux circonstances plaisantes ou sombres, pour les confondre secrètement aux ombres d’hier, dans des clairs-obscurs simplement beaux.
C’est trop de peine, souffrir quand nos pas se croiseront plus tard, me maudire pour mes attitudes malhabiles ou même ces confidences que je n’aurais jamais pu t’avouer, l’émotion me pétrifiait ne m’offrant que la fuite. Impitoyable trouble qui me submerge et m’accable encore en l’évoquant ici.
Une plainte silencieuse trop souvent réfrénée ou une aura joyeuse me harcelait parfois et mesurait ma passion, insistante jusqu'à la déraison à honorer ta mémoire, alors dans ces égarements parfois intenses, j’alléguais l’oubli pour ces algies trop pressantes.
C’est enfin ! De n’avoir au bout de ces mots, nulle espérance confondue avec ce passé, ni même accorder au présent la moindre volonté, seul l’espoir qu’un éclat de ta mémoire, d’une délicate pensée s’illumine au halo du récit. Je dois bien convenir que le destin d’abord désarmé aura conçu pour moi quand même d’autres chemins plaisants à l’ombre des rires, mais, parfois tortueux, embourbé dans le tourment et l’ennui, dessinera-t-il encore d’autre demain joyeux parsemé d’espoir d’où mûriront trop vite des fruits délicieux ? Je le désire profondément. Bien sûr ! J’ai appris à aimer autrement, à aimer même davantage patiemment chaque jour, sans jamais plus que ce soit semblable et dont la force de ces sentiments a soufflé peu à peu cette bougie à la mèche rougie qui demeure, pour attiser le feu à d’autres affections plus… Raisonnables. Ainsi ai-je fais la paix avec ce passé pour ne pas trahir le présent.
Ces aveux singuliers sont-ils eux déraisonnables ? Inconvenants ? Ennuyeux ? Vraiment ! Je me suis tant déchiré aux épines des buissons du souvenir et contenu ces blessures comme un châtiment de n’avoir su te plaire, alors je t’en conjure accorde-moi seulement ton indulgence, car animé peut-être par trop de rêves ? Il me fallait ainsi t’écrire, pour me délivrer de ces ombres du passé frémissantes. J’ai attendu pourtant encore des années avant que joie et mélancolie doucement confondues animent un jour ma plume et que nul remords dissipe cette audace, avec le cœur repeindre quelques notes, que le temps avait ébréchées, pour enfin ! Te léguer ce secret inavouable et pesant, dans un geste tant de fois espérées, tant de fois écartées.

Alors qu’à l’automne de ma vie, délibérément ignoré, mais qui cependant avance implacable, je citerai au risque d’être pédant un propos d’Aragon qui m’a inspiré ces confidences
« Un beau soir, l’avenir s’appelle le Passé, c’est alors qu’on se retourne et qu’on voit sa jeunesse »
Au rivage de ma jeunesse, il y eut un baiser émouvant sous un crépuscule étoilé d’un 27 juin, tu avais alors 16 ans et j’écrivais mes plus belles lettres d’amour sur un coin de ciel bleu, mais un autre printemps plus funeste désespérait mes 18 ans.
Je me retourne ! Pour t’apercevoir et ressentir une fois encore, la douceur de cette nuit d’été aux senteurs d’insouciance, faire renaitre cette passion éclatante semblable à une étoile filante traversant notre destin et qui te vouait dans son sillage un infini respect.
Un jour de mai 2003, au village de notre enfance, une seconde, nos regards se sont croisés, au détour d’une rencontre qui n’était pas fortuite, tu m’as souri… J’aurais voulu, à cet instant précis sans ambages ni équivoque sans arrière- pensée même, te confier ces propos, enfin ! Après que toi bien sûr, d’une ultime faveur, tu m’accordes cette audace. Ai-je manqué de hardiesse ? Utopie ? Où plus simplement suis-je resté ce garçon interdit et désarmé ? Face à cette adolescente d’hier comme femme d’aujourd’hui impressionnante et belle, qui ne me dissimulait pas sa méfiance, peut-être par crainte de devoir affronter un passé ? Ou par discrétion plus certainement ? Fichtre ! Si c’est cela ! Il y a prescription ! Tout au plus une brume diffuse, qu’une courtoise conversation autour d’une tasse de thé aurait sans doute dissipée, alors je crois, qu’enfin le présent adouci, aurait humblement salué un passé mélancolique et nos chemins ainsi apaisés auraient continué leurs destinées sans nulle autre exigence.

Et puis… Que le hasard te soit toujours propice

Contribution le : 02/02/2015 19:25

Edité par ¤Jomico¤ sur 02/04/2017 09:31:29
Edité par ¤Jomico¤ sur 02/04/2017 09:33:13
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Re: Le premier amour
Modérateur
Inscrit:
30/05/2007 12:25
De La poussière d'étoiles ...
Post(s): 2283
Hors Ligne
Il est beau, violent, passionné, tendre, déchirant, étriqué entre rires et larmes, entre bonheur et désarroi, entre solidité et instabilité.
Le premier amour est fort, intouchable, impérissable, indestructible.
Il nous fait passer par des émotions prenantes, nous chatouille le cœur, nous illumine les yeux, donne un sens à notre vie. Et puis il s’effondre, d'un coup.

« Un beau soir, l’avenir s’appelle le Passé, c’est alors qu’on se retourne et qu’on voit sa jeunesse »

Aragon


Nostalgie des années d'innocence, le premier amour symbolise un moment de sa vie où l'on peut se sentir vivant et plein de promesses.
L'amour et les risques sont inhérents, le cataclysme qu’il peut représenter, font peur.


La magie du premier amour, c'est d'ignorer qu'il puisse finir un jour.




Contribution le : 02/04/2017 09:50
_________________
" Mon corps est la harpe de mon âme
Et il vous appartient d'en tirer une douce mélodie
Ou des sons confus "

http://artemidore.madeinbuzz.com
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