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| Poème de la semaine : Nos vies parallèles (de Milielouise) |
| Posté par Liryc le 29/6/2009 0:00:00 (2 lectures) |
Nos vies parallèles

Papa, J’avais envie de t’écrire une longue lettre Mais finalement ça sera un autre type de texte. Papa, devrais-je dire mon Père ? J’ai l’impression que notre amour est hors-contexte !
J’avais envie de te dire qu’enfin j’écris, Que j’ai remonté le fil de ma vie A cet instant dit, où tu n’as pas vu la valeur De mes mots d’enfant, et de ce qu’il exhortait de peur.
Peur de ne jamais être à la hauteur des tes attentes. Comme si je ne pouvais avoir ce don, pas assez méritante. Papa, un jour je t’ai donné à lire mon poème Je voulais seulement te montrer que mes mots aiment.
Tu m’as accusé de plagié je ne sais quel auteur. Des années après, Eluard éclairait ma candeur. La terre était ronde comme une Orange à mes vers, Mais toi, Tu as tout compris de travers.
J’ai toujours pensé que je n’avais aucun poids Que chacun de mes mots ne révélaient aucun éclat. Et papa pardonnes moi… Je sais maintenant que je vaux bien mieux que cela.
Mon père, ton jugement est incandescent, Il embrase mon cœur chaque fois que tu mens. Mon père, ton jugement est sans appel Je n’ai plus aucune place de choix dans nos vies parallèles.
Je ne suis ni plus ni moins qu’une enfant Qui attend tes boniments, un simple acquiescement. Tu ne vois plus cela, tu crois que je te trahis. Mon père, pourtant ton sang coule dans ma vie.
Je t’ai toujours aimé, et j’avais le plus grand respect. Je ne savais pas le montrer car l’amour prend souvent de drôles d’aspect. Qui peut dire comment le définir ? L’amour d’une fille pour son père à n’en plus finir.
Il y a des choses que tu as su m’apprendre Car Mon père, l’Afrique n’est pas en moi un tas de cendres. Tu as mené ton combat, à bout de bras, Et c’est désormais sur ce terrain là que moi je me bats.
Les gens t’ont souvent jugé, te croyant rêveur et fou, Les gens ne savent rien. Ces appels là sont en nous. Tu as fais ce que tu croyais juste, Tu t’es battu avec foi Et Mon passé d’enfant est la trace vivante de tes meilleurs exploits.
L’Afrique vit en moi, comme un sourd appel du cœur, L’Afrique vit en moi, grâce à ta vie d’explorateur. J’aime l’aider et vivre à son contact, Merci, d’avoir guérit mes yeux, mon esprit par cet impact.
Papa, je me perds chaque jour avec fracas, L’infidélité hante mes amours de trop de tracas, Papa, les hommes ne sont pas tous comme toi, Les hommes savent vraiment aimer parfois.
Mon père, ne sois plus si amer, J’aimerai juste un jour que tu sois fier. Je suis une fille pas toujours comme les autres, Car avant tout ta fille pas celle d’un autre.
MIS
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