Posté par ¤Jomico¤le 31/05/2012 19:00:00 (1 lectures)
Lorsque je découvre un poème, j'ai besoin de le garder avec moi, de l'explorer, de le réciter, le chanter, goûter sa sonorité dans ma bouche, le faire mien. Or avec mes multiples activités, une semaine est un laps de temps bien trop court pour apprendre à apprécier vraiment un poème. Le poème du moi, c'est donc une page que je vais garder sur moi pendant une trentaine de jours, que je vais murmurer dans la nuit, dessiner dans mon journal, tracer sur la buée d'une vitre, réciter en jouant du piano.
Nuits de juin...
L'été, lorsque le jour a fui, de fleurs couverte La plaine verse au loin un parfum enivrant ; Les yeux fermés, l'oreille aux rumeurs entrouverte, On ne dort qu'à demi d'un sommeil transparent.
Les astres sont plus purs, l'ombre paraît meilleure ; Un vague demi-jour teint le dôme éternel ; Et l'aube douce et pâle, en attendant son heure, Semble toute la nuit errer au bas du ciel.
Victor Hugo (1802-1885)
Dans cette vie ou nous ne sommes Que pour un temps si tôt fini, L’instinct des oiseaux et des hommes Sera toujours de faire un nid ;
Et d’un peu de paille ou d’argile Tous veulent se construire, un jour, Un humble toit, chaud et fragile, Pour la famille et pour l’amour.
Par les yeux d’une fille d’Ève Mon cœur profondément touché Avait fait aussi ce doux rêve D’un bonheur étroit et caché.
Rempli de joie et de courage, A fonder mon nid je songeais ; Mais un furieux vent d’orage Vient d’emporter tous mes projets ;
Et sur mon chemin solitaire Je vois, triste et le front courbé, Tous mes espoirs brisés à terre Comme les œufs d’un nid tombé.
François COPPÉE
Recueil : "Les Récits et les Élégies"
François Édouard Joachim Coppée, né le 26 janvier 1842 à Paris où il est mort le 23 mai 1908, est un poète, dramaturge et romancier français.
Coppée fut le poète populaire et sentimental de Paris et de ses faubourgs, des tableaux de rue intimistes du monde des humbles. Poète du souvenir d’une première rencontre amoureuse (« Septembre, au ciel léger »), de la nostalgie d’une autre existence (« Je suis un pâle enfant du vieux Paris ») ou de la beauté du crépuscule (« Le crépuscule est triste et doux »), il rencontra un grand succès populaire avant de tomber dans l’oubli.
Le mois de juin est là, avec son soleil, son odeur des vacances proches. Nous sommes en plein examen pour certains, les plus jeunes c’est le passage en classe supérieure et pour d’autres rien ne change vraiment, mais le mois de juin est toujours un mois décisif : une réussite ou une défaite qui s’avèrera positive par la suite, des projets de changement d’air, certains partent très loin, d’autres préfèrent rester dans leur coin, parfois par faute de moyens. Mais nous tous avons droit au même mois de juin, avec le beau temps, les promenades dans les parcs et les bois, parfois même des promenades de rien et pourtant si enrichissantes ...
" Les sanglots longs des violons de l'automne Blessent mon coeur d'une langueur monotone "
Diffusé en deux parties sur la BBC dans les premiers jours de Juin 1944, le message du Général de Gaulle annonçant à la Résistance Française l'imminence du débarquement, fut capté et correctement interprété par les officiers de la 15ème Armée allemande dont le quartier général était situé à Tourcoing dans le nord de la France.
Remettre le sac sur les épaules, Muscler les mollets.
Avec quelques pièces de monnaie, Tracer, tracer chemin.
Se dévêtir Du superflu Et s’ouvrir A ses sens
Dans le cœur, l’instant à vivre : Perle précieuse, ami !
Pourquoi s’enchaîner aux promesses de demain. Ici et maintenant, temps présent !
sourire au sourire, gestes qui disent : viens gestes qui disent : oui !
Les couleurs De ce monde Dans l’instant Sont magnifiques !
La conscience, L’éphémère De la vie : Passage !
L’essentiel Se rend A l’évidence. Ici et maintenant !
Entre les verbes Etre et avoir Je choisis L’Etre.
Passeur.
Kty 15 Juin 2009
En Juin la pluie est loin Et s'il pleut, chaque goutte est comme un coup de poing